En 1954…Le tribouteilles acier du Scaphandrier…un article de Garard Loridon

Les premiers scaphandres de la Spirotechnique… Ils étaient surtout constitués de Monobouteilles Biogival et de Bibouteilles du même type livrées dans une caisse en bois solide.

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  Il fallait au GERS un appareil plus élaboré et il fut étudié et livré le Tribouteilles en acier dit le « Triacier » Mais il n’en fut fait qu’une une faible série pour la Marine Nationale donc le GERS et par la suite la Calypso.Nous en avons eu quelques uns à la Sogétram, que nous avions pu nous procurer directement aux ateliers de la Spiro, au cours la Reine à Boulogne-Billancourt.

C’était le meilleur appareil surtout à cette époque. Et il aurait pu le rester longtemps s’il avait accepté une pression de gonflage supérieur à 150 Bars. Pression que nous dépassions quand même surtout quand il était chaud.

Sa tenue dans le dos du plongeur était parfaite si les sanglages étaient bien réglés, comme on peut le voir sur ce plongeur de la station Marine d’Endoume remontant sur leur navire le Gif.

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L’une des trois bouteilles celle de droite servait de réserve. Elle possédait un robinet à sa base facilement accessible au plongeur. Il était dit que l’on s’immergeait avec cette bouteille fermée, qu’elle devait être ouverte quand l’air se raréfiait et servir de réserve pour la remontée et les paliers.

Cela, c’était la règle de sécurité que l’on devait respecter à tout prix. Mais aller faire comprendre cela aux jeunes scaphandriers que nous étions. Alors, on ouvrait  la bouteille de réserve, on attendait que le sifflement du transfert cesse et on la refermait se disant qu’avec ce qui resterait le prochain coup il y en aurait bien assez. C’était encore possible, si quelques petits malins dont j’étais, se trouvant bien au fond, par exemple à 50 mètres sur le pont de l’épave de l’Artésien, ne se livraient pas plusieurs fois à ce genre de manœuvre.

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Heureusement, la sécurité en surface, c’est-à-dire les copains tous aussi fantasques,  envoyaient une bouteille de réserve au palier. C’était vraiment un bel engin, qui n’aurait pas sa place aujourd’hui avec le port de la stab qui vous transforme en cosmonaute maladroit.

Nous, avec le Triacier, un détendeur CG 45 et la Bouée Dumas, quand même, on se sentait plus poisson.

Retrouvez toutes les infos, les recherches et les article de Gérard Loridon sur son blog

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