Les Sept-Iles pour une brassée de nature

Un article de météo Consult 

Au large de la côte de granit rose, à sept kilomètres des rochers de Ploumanech, Rouzic, les Costans, Malban, Bono, l’Ile aux Moines, l’Ile Plate et les Cerfs dévoilent leurs charmes. L’archipel, réserve naturelle depuis 1976, est le paradis des oiseaux marins avec ainsi plus de 20 000 couples de fous de Bassan.

Cap sur les Sept Iles Gros plan sur une mouette. . Une experience bretonne                          Crédit photo: Pierre Torset / CRTB

 

L’archipel des Sept-Iles, 40 hectares à marée haute mais 280 lors des marées basses de fort coefficient, est une réserve indispensable pour la vie marine. Une quarantaine de phoques gris, qui y sont installés à l’année, cohabitent avec un ballet d’oiseaux marins qui vont et viennent au fil des mois. L’automne est ainsi la saison de départ des fous de Bassan, des planeurs hors pair qui, dit-on, ont inspiré les lignes du Concorde. Ce sont les plus gros oiseaux de mer d’Europe, avec une envergure allant jusqu’à 1.80 mètre en vol. Ils sont reconnaissables à leur tête jaune pâle sur un plumage d’un blanc immaculée jusqu’à la pointe noire des ailes. Ce grand voyageur passe six mois par an au-dessus des flots mais il a besoin de la terre pour couver ses petits. En France, le seul site de nidification est situé dans l’archipel des Sept-Iles. Six mois par an, l’île de Rouzic, la plus éloignée du continent, est ainsi blanche comme neige avec les milliers de fous de Bassan qui s’y serrent. A l’orée de l’automne, les petits gagnent la mer pour déployer leurs ailes et apprendre à voler. A vous le spectacle des élégants adultes, qui plongent en piqué de 30 mètres de hauteur, et l’attendrissement devant les petits si patauds, tenus d’apprendre seuls à survivre dans l’inconnu.

Mais contrairement aux apparences, ce ne sont pas les spectaculaires fous de Bassan, pour qui l’archipel est pourtant indispensable, qui ont rendu la protection des îles indispensable. L’oiseau en péril était il y a un siècle, le macareux-moine, surnommé le « perroquet de mer ». En effet, ce drôle d’oiseau au ventre blanc et au bec rouge, pas plus grand qu’un pigeon, fut menacé de disparition. Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, la mode était au safari marin pour les plus fortunés des chasseurs. La première victoire de la LPO, Ligue de protection des oiseaux créée en 1912, fut d’interdire la chasse et donc de protéger l’archipel. L’ultime colonie française compte aujourd’hui 212 couples de macareux-moine.

Des explorations naturalistes
L’archipel des Sept-Iles se parcourt donc la tête en l’air. En plus des fous de Bassan, des macareux, vous pourrez observer les curieux cormorans huppés, les ingénieux huitriers pie au cri si reconnaissable, mais aussi des fulmars boréal, sternes pierregarin, puffins des Anglais, pingouins torda, guillemots et goélands argentés, marins ou bruns. A partir de Trestraou, jolie anse de sable clair de Perros Guirec, des excursions en vedette vous permettent ainsi de profiter d’une escale à l’île aux Moines et d’un parcours dans l’archipel en compagnie de guides passionnés.

Retrouvez l’intégralité de l’article ici

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