En Polynésie dans le sillage des baleines

En Polynésie, l’homme peut observer et nager avec les mégaptères dans leur sanctuaire. Une expérience rare et réglementée, qui suscite autant l’émotion qu’elle éveille la conscience.

XVM8f121452-afa7-11e5-993c-18dd6a418a25-805x453Fin octobre au large de Moorea. Nous patrouillons depuis une heure à moins de 500 mètres de la côte, engoncés dans nos combis, scrutant la surface de l’océan comme le faisaient les baleiniers au XIXe siècle, dans l’espoir d’apercevoir le souffle d’un mégaptère. En forme de chou-fleur, caractéristique du «spray» de cette baleine à bosse, le vaporeux nuage exhalé à la vitesse de 400 km/h, s’élèvera jusqu’à trois mètres dans les airs avant de disparaître en quelques secondes. Il faut avoir l’œil. Raison pour laquelle Rodolphe Holler, fondateur de Tahiti Private Expeditions et notre capitaine pour cette première sortie en mer, a décidé d’explorer la côte nord-ouest, à l’abri des vents dominants.

Une mer trop agitée gênerait le repérage du fameux chou-fleur et plus encore de l’empreinte, cette auréole lisse comme de l’huile, qui marque la surface à l’endroit où l’animal a sondé. Quand nous verrons une baleine, nous a-t-il expliqué, la localisation de ce halo permettra de définir un périmètre de recherche et d’attendre qu’elle remonte à la surface, d’étudier son comportement et, si les conditions s’y prêtent (pour elle comme pour nous), de tenter une mise à l’eau… Attendre. Combien de temps? «Dix à vingt minutes pour une baleine adulte, les apnées des baleineaux sont, elles, beaucoup plus courtes, de l’ordre de quatre à cinq minutes.» Mais pour l’heure, rien à l’horizon.

XVM2e6c6a5e-a98e-11e5-971b-1904f2dde85c-805x453La saison des baleines se termine dans l’archipel des îles de la Société. Beaucoup d’entre elles ont déjà entamé le long voyage qui les ramènera dans les eaux nourricières de l’Antarctique: un périple de plus de 6 000 kilomètres qu’elles effectueront en une quarantaine de jours. Soit une transhumance aller-retour de près de 13 000 kilomètres. La plus longue migration connue chez les mammifères. Une fois dans les régions polaires, après quatre mois de jeûne dans les eaux polynésiennes où elles convergent dès la fin juin pour s’accoupler ou mettre bas et élever leur petit, les baleines à bosse pourront enfin déployer leurs sillons ventraux pour se gaver de krill et emmagasiner suffisamment de graisse pour la saison suivante…

Lire l’intégralité de l’article sur le site du Figaro.

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