LES SCAPHANDRIERS : DES MÉCANOS DES PROFONDEURS

Nous avons plongé avec l’École nationale des scaphandriers (ENS) de Fréjus (Var).

Un métier difficile et dangereux, où il faut savoir souder, faire un coffrage en béton ou juger de la solidité d’un barrage… Tout cela à plusieurs dizaines de mètres sous l’eau.

De véritables cosmonautes de la mer. Avec leur casque de plusieurs kilos, leur combinaison hermétique et les multiples tuyaux qui rejoignent la surface de l’eau, ils ont tout de l’homme de l’espace. Sauf qu’au vide de l’univers, les scaphandriers, eux, préfèrent le monde silencieux des fonds marins.

4da95298-94c7-11e8-90dc-059e30cd28ac_1.jpg

Par cinq, dix, vingt, trente mètres de profondeur et parfois beaucoup plus, ils soudent, ils vissent, ils découpent et réalisent des coffrages de béton ou inspectent les installations industrielles sous-marines les plus sensibles. « Nous sommes des clés à molette sur pattes», lâche dans un grand éclat de rire Quynh Esser.

À 41 ans, dont douze comme scaphandrier, ce père de famille est instructeur à l’École nationale des scaphandriers (ENS), installée depuis peu à Fréjus, dans le Var. Et quand on lui demande de résumer en quelques mots son métier, Quynh Esser ne fait pas dans la poésie : « Un scaphandrier, c’est un mec qui met ses palmes dans la merde », lâche-t-il, laconique, dans un nouveau sourire bruyant.

Une provocation ? Pas vraiment. Car, aux images d’Épinal des scaphandriers plongeant aux larges de côtes exotiques, en bordure d’une plateforme offshore, dans une eau turquoise peuplée de poissons multicolores, où se croiseraient des requins-baleines et autre raies pastenagues, la réalité est moins idyllique.

Au menu, le plus souvent, les eaux troubles des ports et vaseuses des rivières, où il faut construire ou entretenir une digue ou des piles de pont ; les lacs d’altitude, froids, dans lesquels il faut inspecter les barrages ; mais aussi les eaux pestilentielles des égouts et des stations d’épuration. Pis, il faut être capable de plonger dans une cuve à vin, à lait, et même dans celles des abattoirs, dans le sang et les viscères, pour déboucher ou réparer.

b421615a-94c7-11e8-90dc-059e30cd28ac_1.jpg

 

Sur la base militaire du 21e régiment d’infanterie de marine de Fréjus, en bordure de l’Argens, là où se jette le fleuve dans la Méditerranée et où foisonnent les tableaux « Défense d’entrer », le moment est studieux. L’instructeur donne les derniers conseils avant que ses étudiants se mettent à l’eau. « Les vannes, si vous ne les connaissez pas, vous ne les touchez pas, prévient fermement Quynh Esser en manipulant son casque. Soyez sûr de ce que vous tripotez, sinon, vous allez au carton. » Un avertissement qui a l’apparence du conseil de survie.

 

Retrouvez l’intégralité de l’article sur Leparisien.fr

Retrouvez plus d’informations sur l’ENS en cliquant ici

 

 

 

1df7a153899ba434a085161ad9fff73f_logopro.png

 

 

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s